14 étudiants Polytech au sommet du Mont-Blanc

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Voici un petit compte rendu de l’ascension du Mont-Blanc par les étudiants de l’association Polytech Mont Blanc.
Le Suaps apporte à cette association une aide logistique (prêt de matériel, transport…), une aide humaine (par l’intermédiaire de l’enseignant Jean-baptiste Evrot) sur l’aspect organisationnel, la préparation physique, la préparation finale et l’accompagnement sur le sommet d’acclimatation et le Mont-Blanc.
Les 20-21 et 22-23 juin dernier les étudiants de Polytech Mont Blanc (PMB) ont pu tenter l’ascension du plus haut sommet d’Europe.

Depuis septembre, aussi bien sur le campus d’Annecy que celui de Chambéry, les membres de l’association se démènent pour mener à bien leur projet : recherche de financement et entrainement physique sont de mise. Ainsi fin juin, c’est un fond de 17000 euros qui a  été constitué grâce aux actions entreprises (vente de viennoiseries, organisation de soirées, emballage de cadeaux de Noël, etc…) et aux divers soutiens sollicités. Cette somme a permis de financer une très large partie de ce projet au budget plutôt conséquent : acclimatation à l’altitude, nuits en refuge et bien sûr l’encadrement des étudiants par les guides de la Compagnie de Saint Gervais sont coûteux, mais nécessaires.

Les 21 élèves de 3eme année de Polytech Annecy-Chambéry qui ont eu la chance de pouvoir tenter l’ascension du mont blanc ont été répartis en deux groupes de montée, afin d’éviter un engorgement de l’itinéraire déjà souvent encombré, la très célèbre Voie Royale du Mont Blanc, datant de 1861.

Pour chaque groupe l’aventure a commencé par un rendez-vous matinal à la gare du tramway du Mont Blanc (TMB) de saint Gervais avec les guides, le temps de faire connaissance, de vérifier le contenu des sacs de chacun, de régler ses crampons, de mettre sa crème solaire et de se repartir en cordées : deux étudiants pour un guide. Ensuite, le petit train à crémaillère a porté la joyeuse compagnie jusqu’au Nid d’Aigle (2372m) d’où a débuté l’ascension à proprement parler, et cette année les pieds directement dans la neige. Après une pause déjeuner au niveau du refuge de Tête Rousse (3167m), les cordées se sont lancé une à une dans la dangereuse traversée du Couloir du Goûter. Le pas étant encore bien enneigé, et bénéficiant d’un bon regel, les conditions de passages étaient excellentes ces 4 jours. Après la longue ascension « dré dans l’pentu » de l’Aiguille du Goûter, les étudiants et leurs guides  ont atteint au milieu de l’après-midi le refuge du Goûter (3835m).

Pour le premier groupe, les conditions météorologiques ne permettaient pas à priori de finir l’ascension le lendemain matin. Malgré les 1400m de dénivelés déjà effectués, les cordées ont donc décidé de poursuivre l’ascension tant que les conditions (météo et physiques) le permettraient. Quatre étudiants, accompagnés de deux guides et de l’enseignant du SUAPS Jean Baptiste Evrot ont donc réussi à atteindre le sommet le 20 juin aux alentours du coucher du soleil, les autres cordées ayant fait demi-tour au niveau du dôme du Goûter (4304m) ou juste après le Refuge Vallot. Effectuer une telle ascension dans la journée (2400m de dénivelé positif au total) n’était pas chose facile mais le sentiment d’accomplissement, de dépassement de soi et la vue depuis ce sommet de légende récompensent largement les efforts réalisés !

Le deuxième groupe quant à lui a bénéficié de conditions parfaites et les dix étudiants le constituant ont pu faire l’ascension dans les « règles de l’art », respectant l’horaire de la Voie. Ils sont ainsi repartis le 23 juin vers 2h30 du matin du refuge du Goûter pour atteindre chacun à son rythme le sommet en début de matinée.

Les effets de l’altitude sont imprévisibles et propres à chacun, ils ont été différents sur chacun des étudiants. Quelques-uns ont eu de gros maux de têtes et des vomissements, mais mis à part l’essoufflement qui arrive plus vite pour tous, peu ont eu à subir les effets du “mal des montagnes”.
La redescente, quoiqu’assez éprouvante pour certains, s’est bien passée pour tout le monde et c’est épuisés mais très heureux que les étudiants et leurs encadrants sont arrivés au Nid d’Aigle afin de reprendre le train du retour…

Le bilan de cette nouvelle année avec PMB est très positif, 14 étudiants ont pu atteindre le sommet et tous ont bien sur vécu une expérience qu’ils ne sont pas prêts d’oublier. Gravir le mont Blanc est un exploit physique, certes, mais de petite taille devant la dimension humaine de cet accomplissement.
Lien vers le dossier photos de PMB : https://drive.google.com/open?id=0B8KrKo5uOjHJS1ZIbXV6bTg5ajA

ou plus précisément le dossier photos de l’ascension seulement :
https://drive.google.com/open?id=0B9WfIvk9-idoTS1YVEhoZTVaM00